Le 24 septembre, GS1, l’organisation internationale de standardisation à but non lucratif et plateforme de collaboration entre retailers et fabricants, a lancé le 1er standard d’identification des produits non neufs. Pourquoi maintenant ?
Diana de Bernardy : Pendant 50 ans, les marques et les retailers ont identifié des produits neufs. La standardisation des données produit, qui était au départ un enjeu de référencement et d’automatisation des échanges, a évolué vers l’efficience opérationnelle. Aujourd’hui, deux nouveaux volets s’ouvrent : celui de l’engagement consommateur, rendu possible grâce au QR code augmenté GS1, et celui des produits non-neufs (d’occasion, reconditionnés ou réparés), en fort développement. Que ce soit dans la mode, l’électronique ou l’électroménager, etc., le marché a besoin de fixer de nouvelles règles d’identification pour ces produits. Les reconditionneurs, entre autres, s’intéressent énormément à cette harmonisation de l’identifiant. Ce travail fait aussi écho à la réglementation européenne du Digital Passport Product (Green Deal), qui vise à promouvoir l’allongement de la durée de vie des produits. Au-delà de l’exigence réglementaire, ce nouveau cadre légal va aider les retailers et les marques à apporter plus de transparence et de circularité à toute la chaîne de valeur.