L’Institut de recherche allemand sur le marché du travail et les professions (IAB) a récemment opéré une plongée dans les statistiques nationales pour présenter une cartographie détaillée de l’intégration professionnelle des réfugiés arrivés en Allemagne en 2015 et 2016 (environ 1,2 million de personnes dont 29% de femmes).
Un taux d’emploi élevé
En 2024, le taux d’emploi de ces derniers s’élevait ainsi à 64%. Si l’on y ajoute les indépendants (5%), on obtient un taux d’emploi d’environ 70%, soit exactement le niveau constaté sur l’ensemble de la population allemande. Les hommes réfugiés des huit principaux pays d’origine des demandeurs d’asile – Syrie, Afghanistan, Erythrée, Irak, Iran, Pakistan, Somalie, Nigéria – ont même un taux d’emploi plus élevé (76%) que la moyenne de la population masculine allemande, tandis que les femmes ont un taux d’emploi de 35%, ce qui est nettement inférieur à la moyenne féminine. Pour les hommes réfugiés, ceci s’explique par une population nettement plus jeune, et donc plus active, que la population allemande. Quant aux femmes réfugiées, qui travaillent plus souvent à temps partiel, le manque de place d’accueil et la garde des enfants ainsi que le faible niveau de formation sont pour elles des obstacles majeurs.