es et ses débroussailleuses, le leader mondial d’origine souabe (2,6 milliards de CA, 12026 salariés en 2011) a en effet besoin de personnel extrêmement spécialisé (mécatroniciens, mécaniciens outilleurs,…). N’ayant pas réussi les spécialistes requis sur le marché américain du travail, l’entreprise a donc décidé d’amener non seulement la production aux États-Unis mais également d’introduire le système d’apprentissage allemand, en l’adaptant aux spécificités du système éducatif américain.
Pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Stihl n’est qu’un exemple parmi d’autres. Volkswagen (v. dépêche n°120485), BMW, Audi, Mercedes, Siemens, Bosch… tous les grands noms de l’industrie allemande ont adopté une stratégie analogue. « Il est difficile d’évaluer leur nombre, mais il s’agit bien d’une nouvelle tendance qui concerne aussi les PME », a expliqué à Planet Labor Markus Milwa, Directeur de « iMove » (International Marketing of Vocational Education), une initiative lancée par le Ministère allemand de l’Éducation et de la Recherche pour soutenir les prestataires allemands de formation professionnelle initiale et continue dans le développement de leurs activités à l’international.