Allemagne : les « sociétés de transfert » se disputent sur la qualité de leurs services

Un système avantageux pour tous. Dernier rempart avant le chômage, la société de transfert est mise en place dans le cadre d’un plan social négocié entre la direction et le comité d’entreprise (v. dépêche nº080614). Généralement d’une durée d’un an, sa mission est de reclasser les salariés licenciés. Pendant cette période, ces derniers continuent à toucher entre 60 et 67 % de leur dernier salaire net, pris en charge par l’Agence fédérale pour l’Emploi (BA). L’employeur vient souvent compléter cette somme qui peut atteindre alors 80 % de l’ancien salaire. L’Agence fédérale prévoit de dépenser environ 200 millions d’euros pour 2009 à ce titre. Ce système est avantageux pour toutes les parties : l’employeur peut se targuer d’avoir fait tout son possible pour aider ses salariés à retrouver du travail. Il évite également d’onéreuses indemnités de licenciement et d’éventuelles procédures judiciaires. Les salariés licenciés trouvent au mieux un nouvel emploi en l’espace d’un an ou au pire retardent d’un an leur entrée au chômage. Autre avantage pour la BA et les partis politiques : les salariés repris par ces sociétés n’apparaissent dans aucune statistique sur le chômage. Enfin, pour les sociétés de transfert, il s’agit d’un marché lucratif, car elles touchent en moyenne pour chaque salarié une subvention oscillant entre 3500 et 5000 euros versés par la BA. Ces dernières années, ces sociétés se sont ainsi multipliées et leur nombre devrait encore progresser si les licenciements de masse ont bien lieu comme annoncé à l’automne prochain. 
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Alors que la menace de licenciements de masse à l’automne prochain outre-Rhin se précise (v. dépêche nº 090747), une querelle a éclaté entre les « sociétés de transfert » (Transfergesellschaften), chargées du reclassement des salariés licenciés. Une partie d’entre elles, regroupées au sein d’une organisation patronale (BVTB), veut imposer des normes minimales de qualité à la branche. Mais la grande majorité des sociétés refusent de prendre de tels engagements et préfèrent encaisser les subventi

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