Etats-Unis : les premières mesures du président Obama sur le terrain des conditions de travail et des droits syndicaux

Les syndicats font partie de la solution à la crise. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que l’annonce faite, vendredi 30 janvier, par Barack Obama à la Maison Blanche, a été accueillie par les représentants des mouvements syndicaux et les différents partenaires sociaux. Exactement dix jours après son entrée en fonction, le nouveau président s’est engagé à défendre les syndicats qui font, selon lui, « partie de la solution » notamment en période de crise. Il est surtout allé plus loin en abrogeant les dispositions hostiles aux organisations syndicales, prises par son prédécesseur. « Nous devons supprimer de nombreuses politiques introduites ces huit dernières années sur l’organisation du travail, politiques avec lesquelles je suis profondément en désaccord », a-t-il indiqué. Il a ajouté : « Nous ne pouvons avoir une classe moyenne forte sans avoir un mouvement syndical fort. Des syndicats forts, dynamiques et prospères peuvent vivre côté à côté avec des entreprises fortes, dynamiques et prospères. Nous devons aplanir le terrain pour les travailleurs et les syndicats qui représentent leurs intérêts », a expliqué M. Obama juste avant la signature de plusieurs décrets qui annulent les politiques de G.W Bush à l’égard des syndicats. Il a ainsi révoqué le décret qui permet aux entreprises d’informer les salariés qu’il est toujours possible de se « désyndiquer ». Une seconde mesure empêche que dans le cadre d’un contrat de prestation de service avec l’Etat fédéral, les frais engagés par le sous-traitant pour influer sur la création d’un syndicat soient remboursés. Après huit années marquées par l’administration Bush, les leaders syndicaux réunis à la Maison Blanche pour cette série d’annonce, ont salué l’approche de l’administration Obama et se sont dits « optimistes » pour le futur. Beaucoup attendent désormais l’adoption de l’Employee Free Choice Act ou projet de loi pour le libre choix des employés (v. dépêche n°080885). Si ce projet venait à être adopter, il permettrait de faciliter l’entrée, la mise sur pied et le soutien des syndicats par les travailleurs.
Cet article vous est offert gratuitement par la rédaction, car vous êtes actuellement en période d'essai.
Vous avez accès à nos contenus pendant 1 mois.

er ». Une seconde mesure empêche que dans le cadre d’un contrat de prestation de service avec l’Etat fédéral, les frais engagés par le sous-traitant pour influer sur la création d’un syndicat soient remboursés. Après huit années marquées par l’administration Bush, les leaders syndicaux réunis à la Maison Blanche pour cette série d’annonce, ont salué l’approche de l’administration Obama et se sont dits « optimistes » pour le futur. Beaucoup attendent désormais l’adoption de l’Employee Free Choic

Vous avez une information à nous partager ?
Nos autres services
mind Research
Décider : un service de recherche et de market intelligence sur mesure pour alimenter vos analyses et appuyer vos prises de décisions.
En savoir plus
mind Ads
Communiquer : des dispositifs sur mesure pour maximiser votre visibilité et engager une communauté de professionnels qualifiés.
En savoir plus
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
Roumanie : négociation collective bloquée dans le secteur bancaire
L’info. Dans une déclaration commune publiée le 9 mars, le syndicat européen UNI Europa et ses affiliés roumains (FSAB et FSIF) appellent la Société...
France : Club Med inclut la “multiculturalité” dans son accord sur l’égalité professionnelle
En décembre 2025, Club Med et les syndicats CFTC, Unsa et FO ont signé un accord sur l’égalité professionnelle et les conditions de travail. Il introduit des mesures sur les problématiques de...
Espagne : un dispositif de soutien aux entreprises pour faire face aux effets économiques de la guerre au Moyen-Orient
Le gouvernement espagnol a approuvé le 20 mars une série de mesures pour soutenir les entreprises face à l’augmentation du prix de l’énergie. En contrepartie, ces dernières ont l’interdiction de...
23 mars 2026
Catherine Chavanier (CDC Habitat) : “Le dialogue social sur l’IA permet de faciliter son déploiement”
CDC Habitat (10 500 salariés) a signé en février un accord encadrant pour deux ans le dialogue social sur l’IA. Catherine Chavanier, DRH de la filiale de la Caisse des dépôts et consignations...
Les articles les plus consultés du mois sur mind RH
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
France : le gouvernement rend sa copie sur la transparence salariale
Le 6 mars, le gouvernement français a envoyé aux partenaires sociaux un avant-projet de loi de transposition de la directive européenne sur la transparence salariale. Il apporte des précisions sur...
2
France : les partenaires sociaux parviennent à un compromis sur les ruptures conventionnelles
Le 25 février au soir, les partenaires sociaux français ont conclu un avenant à la convention d’assurance chômage qui réduit la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle et...
3
Valérie Decaux (La Poste) : “Notre politique seniors se base sur l’individualisation pour sortir de la stigmatisation liée à l’âge”
Le groupe La Poste (près de 200 000 personnes en France) a dévoilé fin février son premier accord sur les seniors, qui fixe des mesures d’aide à la retraite anticipée, d’adaptation des conditions...
10 mars 2026
4
Espagne : un rapport propose de démocratiser la participation des salariés
La ministre espagnole du Travail Yolanda Diaz a présenté, le 2 février, les conclusions d’un rapport sur la démocratie au travail. Ce document, qui appelle à ouvrir aux salariés la participation...
5
Mexique : promulgation de la réforme des 40 heures
Approuvée à l’unanimité par les députés mexicains, le 25 février, la réforme instaurant la semaine de travail de 40 heures a été publiée au Journal officiel. Le nouveau temps de travail sera...
6
Italie : Deliveroo et Glovo dans la ligne de mire de la justice en raison des conditions de travail des livreurs
Le parquet de Milan a ordonné le placement sous contrôle judiciaire des deux principales sociétés de livraison de repas à domicile en Italie, Foodinho (Glovo) et Deliveroo. Selon les magistrats...