Quel est pour l’instant l’impact de la crise de votre œil d’avocats accompagnant les entreprises dans leurs problématiques sociales ?
Mickaël d’Allende : La crise est bien là, mais les amortisseurs jouent encore à plein pour les entreprises qui n’ont pas licencié massivement. En ce sens, il y a une vraie utilité du recours à l’activité partielle. Quand les dirigeants d’entreprises arrivent de l’étranger en ayant la tentation d’affirmer “il faut licencier”, ils sont souvent intéressés de voir qu’en France, on a des mécanismes qui permettent de faire différemment en préservant l’emploi, c’est-à-dire une ressource formée et prête à se déployer. Nous sommes les conseils d’entreprises mais nous gardons toujours à l’esprit la préoccupation sociale parce qu’une bonne réorganisation est aussi celle qui va permettre à l’entreprise de redémarrer. Chaque fois que nous contribuons à une décision du client de limitation du nombre de licenciements, c’est une vraie satisfaction pour nous. En 2021, ce sera sans doute plus compliqué lorsqu’il s’agira de sortir des mesures massives qui ont eu la vertu d’amortir l’effet de la crise voire de l’annuler provisoirement.