Après des années de procédure, la plus haute juridiction britannique a tranché le 1er avril en affirmant que la chaîne de supermarchés n'était pas responsable par procuration («vicariously liable») d’un data leak sur la toile des données personnelles de 100 000 salariés commis par un employé désirant se venger. Cet arrêt est un soulagement pour les employeurs qui redoutaient d'avoir une responsabilité dans ce type d'affaires pouvant coûter cher aux entreprises.
Pour le Président de la Cour suprême, Lord Reed, il est évident que l’ancien salarié de Morrisons Andrew Skelton a agi par «rancune» (grudge). «Dans cette affaire, Skelton n’était plus engagé dans les activités de Morrisons quand il a commis la faute en question. Au contraire, il était en train d’exercer une vengeance personnelle (personal vendetta), cherchant à se venger d’une procédure disciplinaire remontant à un mois plus tôt», a-t-il expliqué.
Vous avez une information à nous partager ?