L’Algérie, l’Argentine, le Canada, le Chili, la Chine, la Colombie, l’Union européenne, Israël, le Japon… Ces économies font partie d’une liste de 60 publiée par la Maison Blanche comme n’ayant pas voté ou appliqué l’interdiction d’importation des produits issus du travail forcé selon la section 301 du Trade Act de 1974, qui permet au Président américain de sanctionner un pays lorsqu’il estime qu’il applique une distorsion de concurrence. “Le premier mécanisme douanier américain sur le travail forcé date de 1930 mais il a été globalement assez peu utilisé pendant 85 ans, situe Charles Autheman, consultant international et enseignant en Business et droits humains à HEC. Jusqu’en 2015 et sa suppression par une loi du Congrès, la Consumptive Demand Clause freinait l’utilisation du dispositif en conditionnant l’interdiction sur le marché américain des biens fabriqués avec du travail forcé à l’existence d’une production domestique capable de satisfaire la demande du marché américain. Il y a eu davantage d’interdictions de biens ensuite, un recul sous Biden et un nouveau rebond durant le second mandat de Trump.”, analyse l’expert.
C’est pourtant l’administration Biden qui, en 2021, a fait passer le Uyghur Forced Labor Prevention Act, créant une présomption réfutable que les produits issus du Xinjiang sont fabriqués avec du travail forcé. Le 3 septembre 2026, la Commission spéciale de la Chambre des représentants des États-Unis sur la compétition stratégique entre les États-Unis et le Parti communiste chinois a interpellé le Département de la Sécurité intérieure quant à son application, notamment sur les efforts d’enquête et ce qui est attendu des entreprises en termes d’évaluation de la chaîne de valeur.