La proposition omnibus a-t-elle déjà des conséquences dans les entreprises ?
Avec les problématiques environnementales, des ressources physiques, le contexte géopolitique, nous lisons la CSRD comme un outil qui permet de répondre à l’assurabilité des entreprises et de donner des informations aux investisseurs et aux clients sur leur durabilité. Si les investisseurs américains n’évoquent plus les sujets ESG en tant que tels, ils restent cependant très sensibles aux risques environnementaux et sociaux qui peuvent faire chuter la valorisation de leurs participations. Les Chinois ont également adopté la matrice de double matérialité. Le sujet ne s’arrête pas à la simplification car l’investisseur va de toute façon demander l’information dont il a besoin pour se décider. Devant la montée des risques environnementaux et sociaux, les investisseurs ne vont pas renoncer à demander toutes les informations nécessaires aux entreprises afin de sécuriser la valorisation de leurs participations. Tout le monde dit que la CSRD est un exercice difficile mais si elle était facile elle n’apporterait rien. Elle met de nouveaux sujets sur la table et cela permet de lancer de la transformation en plus, ce qui est une bonne nouvelle.