Si pendant 25 ans, l’expérience de recherche proposée par Google n’avait pas vraiment changé, celle-ci est désormais en pleine mutation… Google a-t-il commencé à perdre des parts de marché au profit de Microsoft Bing ?
Depuis longtemps, Google dit qu’il veut aller vers les requêtes dites de “longue traîne” (moins demandées mais plus précises), c’est-à-dire plus informationnelles. En effet, jusqu’ici, leur outil ne permettait pas de proposer des résultats satisfaisants pour les requêtes précises sur un ton « parlé ». Or, c’est ce type de requêtes qui est utilisé par la génération Z. Pour offrir une réponse satisfaisante, le SGE est capable de réunir toutes les informations précises sur un sujet, disséminées à plusieurs endroits : informations sur les sites Web, les réseaux sociaux, les forums, la presse… Pour le moment, le SGE est plutôt vendu par Google comme un complément de trafic, que l’on n’arrivait pas à voir faute de couvrir tous les prismes. S’il y a beaucoup de battage médiatique autour de l’IA générative, notre surveillance du marché montre que Google ne perd pas en parts de marché face à Bing. Certes, depuis le lancement de sa nouvelle version, Bing a gagné 98 millions d’utilisateurs (+10 %) mais cela ne chamboule pas la position hégémonique de Google (93% de parts de marché sur la recherche mondiale).