Le mois dernier, Blue Yonder a annoncé le rachat d’Optoro, solution omnicanale de gestion des retours. Quel est le montant de ce deal et comment la solution va-t-elle s’intégrer et s’interfacer au sein de votre plateforme ?
Le montant est confidentiel. Via ce rachat, nous voulons donner aux équipes, en entrepôt comme en magasin, un moyen de contrôler plus facilement les articles retournés, de façon automatisée. Avec Optoro, quand un article est retourné, l’employé le scanne, ouvre la boîte et répond à des questions spécifiques via une application dans son smartphone (pour un vêtement, “vérifiez qu’il n’y a pas de tâche”, ou pour un smartphone “assurez vous que la soudure est correcte”). Ces questions reposent sur un arbre de décision fixé par la marque elle-même. Optoro joue ce rôle de cerveau, en poussant à l’employé des questions précises, en passant en revue les différentes réponses et en les traitant en conséquence selon des règles commerciales fixées au préalable. L’outil d’Optoro peut aussi être utilisé en magasin, pour une uniformisation des procédés entre le commerce physique et l’e-commerce. Ainsi, les équipes n’ont pas à parcourir l’intégralité du classeur des procédures opérationnelles pour trouver le processus d’inspection adapté à tel ou tel article. Les informations obtenues remontent ensuite dans la plateforme Blue Yonder, pour être intégrées en insights et recommandations. En termes de retours, l’enjeu est d’éviter à tout prix les étapes inutiles : parfois, il vaut mieux que l’article soit renvoyé directement au fournisseur, parfois rapporté en magasin, et parfois que le client le garde.
A fin juin 2025, Blue Yonder était déployé chez plus de 3000 clients. Où Optoro est-il déjà adopté ?
Nous ne pouvons pas divulguer les informations sur les différents clients et leur nombre. Mais il n’y a pas de limitation par pays ou région, nos clients peuvent activer cette solution directement dans la Blue Yonder Platform. Par ailleurs, bon nombre de clients de Blue Yonder utilisaient déjà la solution de retours d’Optoro, il y a un chevauchement de portefeuille de clientèle.