Obi, présent dans 10 pays d’Europe avec un CA de € 8,2 milliards en 2023, est doté de sa propre marketplace en Allemagne depuis le début de 2024. Quel est son bilan après un an ?
Patricia Grundmann : Ce lancement a eu lieu sur notre site allemand, Obi.de, pour offrir aux clients tout ce qu’ils cherchent à un seul endroit. Nous avons opté pour une marketplace restrictive et sélective. A fin 2024, elle comptait 100 marchands tiers et 150 000 références (univers maison et jardin), qui viennent compléter notre cœur d’assortiment. Il s’agit de produits faisant partie de nos catégories existantes, mais que l’on ne peut pas présenter en magasin pour un enjeu de volume (jacuzzis, portiques…). Nous sommes très satisfaits de la marketplace, qui va être étendue dans d’autres pays d’Europe. En effet, en tant que retailer acteur européen, c’est important d’avoir la même offre partout. Nous voulons aussi augmenter le nombre de partenaires et de références, même si nous gardons une approche de curation.
Vous avez fondé la régie Obi First Media Group en 2018. Qu’est ce qui a changé dans ce domaine en 2024 ?
L’année 2024 a été très bonne côté régie, avec une demande soutenue de la part des annonceurs. Nous avons aussi implémenté de nouveaux outils, comme notre nouveau CRM B2B (Salesforce) pour nos commerciaux, afin de faciliter leur quotidien. Pour rappel, le retail media est actif dans deux pays à ce jour. L’Autriche a fait office de marché test en 2018 avec une monétisation “onsite” autour de nos partenaires endémiques, et via notre newsletter. En juin 2018, on a lancé le retail media en Allemagne, en ciblant en priorité nos fournisseurs. Puis, fin 2022, nous avons étendu cette activité aux partenaires non endémiques. 2025 sera une année d’internationalisation de notre activité de retail media. En Pologne, nous offrons déjà la possibilité de réserver nos solutions Insights : le display et les produits sponsorisés vont suivre.