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[Data] Allemands et Français, premiers acheteurs-revendeurs de 2nde main en Europe
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Baromètre e-commerce 2022 : le marché européen proche du plafond de verre
Le contexte
Après une bonne année 2021, le retail a terminé 2022 en négatif, en termes de ventes et de rentabilité.
Dans la Zone Euro, le marché a baissé de -1,8 % en valeur en octobre 2022 (évolution mensuelle, Eurostat), enregistrant sa baisse la plus importante depuis juillet 2021. L’alimentaire était à -1,5 % et le non-alimentaire à -2,1%. En novembre, le marché a renoué avec la croissance au global (+0,8 %), mais les consommateurs ont continué leurs arbitrages : le non-alimentaire a cru de 1,6 % et l’alimentaire a baissé de -0,9 %. En Europe, l’inflation se situait à 10 % à fin décembre 2022.
Aux USA, après avoir bien résisté jusqu’en octobre (+1,3 %), le marché a plongé dans le rouge : -1 % en novembre (révisé le 18.01.23) et -1,1 % en décembre (évolution mensuelle, Census Bureau). Pour rappel, l’inflation à fin 2022 y était de +7,1 %. Les enseignes font donc face à des baisses encore plus marquées en volumes. Aux USA, les marges des grandes enseignes dégringolent : au T3, leurs marges ont baissé de -55 % en un an.
En France, en 2022, le retail alimentaire a baissé sans s’effondrer : -2,2 % en volume et +2,1 % en valeur (IRI). Rappelons que l’inflation alimentaire était à +6,3 % l’an dernier. Les Français ne peuvent plus monter en gamme, les premiers prix sont plus nombreux dans les paniers (ventes à + 7,4 %) tandis que le bio (-7,8 %) et les produits frais en sortent. Les enseignes à forte image prix ont gagné des consommateurs.
En 2023, le PIB va stagner. Aux Etats-Unis, il doit croître de 1 % seulement en 2023 selon le FMI (qui prévoit un atterrissage à + 1,6 % pour 2022). En France, il doit progresser de 0,75 % (après un atterrissage à +2,5 % pour 2022 et un +6,5 % en 2021). Dans la Zone Euro, la BCE prévoit 0,5 % de croissance du PIB cette année (et +3,1 % en 2022).
Les retailers cherchent à réduire leurs couts, et le montant de leur dette, dans un environnement de financement devenu durablement plus dur. Avec la hausse des taux d’intérêt (le taux directeur de la BCE atteint désormais 2,5 % contre 0 % en juillet dernier, et celui de la FED américaine culmine à 4,5 % contre 0,5 % en mars), les investisseurs ne se contentent plus de promesses sur les bénéfices futurs. Avec la fin de l’argent gratuit, un assainissement du secteur a lieu : de nombreuses start-up du quick commerce se sont écroulées (il ne reste que Getir, Flink et Gopuff).