Pour le géant Bayer (100 000 salariés), l’année 2023 a été clairement mauvaise avec des produits phares qui se vendent mal ou de nouveaux médicaments moins performants qu’annoncés. Logiquement, les résultats financiers sont en recul et l’action a fortement chuté. Bill Anderson, ex-patron de la division pharmaceutique de Roche, arrivé en juin 2023 à la tête de Bayer, ne trouve pas seulement ces performances « inacceptables ». Elles sont aussi pour lui synonyme de lourdeurs bureaucratiques, de créativité en berne et de frilosité entrepreneuriale. Pour que Bayer retrouve « son agilité et sa créativité » et redevienne performante, le patron de Bayer a donc annoncé, en septembre dernier, une cure de jouvence baptisée « Dynamic Shared Ownership ».
Le programme, qui est présenté comme un « remodelage » en profondeur de l’organisation et des méthodes de l’entreprise implique, entre autres, une recomposition et une autonomisation des unités opérationnelles, une proximité extrême au client, la mise en place de logiques end-to-end, une forte réduction des niveaux hiérarchiques ou encore un « redesign » des processus de fonctionnements internes.