Allemagne : deux fédérations patronales de l’intérim fusionnent avant des négociations décisives sur l’égalité salariale

Des fédérations patronales dans l’urgence. Le BZA et l’AMP ont mis à exécution le projet de fusion qui avait été évoqué à l’automne dernier (v. dépêche n°100692). La nouvelle fédération est basée à Berlin et s’appelle l’Union fédérale des employeurs de l’Intérim (BAP) : « Le principal objectif de cette fusion est de représenter les entreprises du secteur de manière encore plus précise et plus décisive », a déclaré Volker Enkerts, ancien président du BZA et premier président du BAP : « Face à des attaques syndicales toujours plus importantes et dans un contexte politique imprévisible, il est important d’avoir un lobby robuste », a-t-il ajouté. Le BAP affirme être désormais la fédération patronale la plus importante d’Allemagne dans l’intérim, devant la fédération concurrente, le Groupement des entreprises de l'intérim (iGZ). Le BAP revendique 1852 entreprises adhérentes pour 3692 filiales. L’iGZ s’est pour sa part réjoui de cette fusion en estimant qu’étant donné les défis à venir, il était nécessaire que l’iGZ ait enfin un interlocuteur « de force égale ». L’iGZ revendique aussi le leadership avec 2035 entreprises adhérentes. Cette petite guerre des mots et des chiffres montre l’absence de sérénité des fédérations patronales de ce secteur en plein développement (860 000 intérimaires en mars 2011). De création assez récente, ces dernières ont été propulsées au centre d’un débat national sur le salaire minimum et le dumping salarial, coincées entre les diverses pressions régulatrices exercées par les partis politiques et les syndicats. Par ailleurs, une partie des entreprises adhérentes du BAP, c’est-à-dire celles qui étaient auparavant adhérentes de l’AMP, est sous la menace de l’invalidation d’accords collectifs signés dans les années passées avec les syndicats chrétiens (v dépêches n°100890 et 110141). Sans annuler lesdits accords, le Tribunal fédéral du travail a estimé en décembre dernier que les salariés avaient individuellement le droit de porter plainte afin de récupérer auprès des agences d’intérim la différence entre les « salaires CGZP » et les « salaires DGB », et ce sur près de quatre années. La question se pose également du possible rattrapage des cotisations sociales correspondantes. Pour de nombreuses entreprises du secteur, le risque financier est énorme. 
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et des chiffres montre l’absence de sérénité des fédérations patronales de ce secteur en plein développement (860 000 intérimaires en mars 2011). De création assez récente, ces dernières ont été propulsées au centre d’un débat national sur le salaire minimum et le dumping salarial, coincées entre les diverses pressions régulatrices exercées par les partis politiques et les syndicats. Par ailleurs, une partie des entreprises adhérentes du BAP, c’est-à-dire celles qui étaient auparavant adhérent

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