Andrea Nahles, ministre allemande des Affaires sociales et du Travail, a annoncé, le 23 mars, vouloir créer dès cette année 100 000 « jobs à un euro » pour les réfugiés dont la procédure de demande d’asile est encore en cours. Selon la ministre, un tel programme est pertinent, car de nombreux réfugiés sont déjà en Allemagne depuis de long mois et n’ont aucune activité. Les grandes lignes du programme ont été acceptées par le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Ces « jobs à un euro » avaient été initialement créés pour les chômeurs à longue durée. Cette initiative est jugée d’un œil critique par le patronat et les économistes qui estiment que les réfugiés n’ont pas besoin d’être « occupés » mais de suivre une formation.
Un instrument créé pour les chômeurs de longue durée. Conçus à l’occasion de la vaste réforme du marché de travail de l’ancien chancelier Gerhard Schröder, les « jobs à un euro » ont pour objectif premier de maintenir la capacité de travail des chômeurs de longue durée et de faciliter ainsi leur réintégration sur le marché du travail.
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