Après le décret du président américain de janvier dernier, qui interdit les programmes diversité, égalité et inclusion (DE)I à toute entreprise ayant accès aux marchés publics américains, le spécialiste de la fabrication de centrales électriques allemand Siemens Energy a annoncé, fin juin, la suppression de tous les quotas concernant les femmes pour sa filiale aux États-Unis (12 000 salariés). La DRH du groupe Christina Schulte-Kutsch a expliqué au quotidien Die Welt que le sujet est “émotionnellement difficile, mais notre entreprise doit être en conformité avec la loi ”. Ce qui explique ces “adaptations minimales” pour le territoire américain. Ces dernières concernent les quotas minimums de femmes dans le management aussi bien que les programmes spécifiques de promotion des femmes. Les primes versées au management en rapport avec la progression de ces objectifs sont également supprimées.
Introduit en 2020 chez Siemens Energy, le système de quota pour les femmes reste en vigueur hors Amérique du Nord. Il vise à augmenter à hauteur de 25% la part des femmes dans le premier et le deuxième niveau de management de l’entreprise d’ici à fin 2025 et à 30% d’ici à 2030. Selon l’entreprise, ce taux est actuellement de 24% au niveau mondial.