a loi chilienne qui interdit la discrimination salariale en fonction du genre voit enfin le jour, au terme d’un parcours législatif laborieux. Après avoir été approuvé une première fois par les députés à la mi-2008, le projet est resté bloqué pendant de longs mois en commission du Travail au Sénat, où plusieurs modifications lui ont été apportées. En novembre dernier, la Présidente Michelle Bachelet avait exhorté les législateurs à accélérer le processus d’approbation de la norme afin de faire du Chili un pays pionnier en Amérique latine en matière d’égalité des sexes. La réforme du code du Travail qui a pour but d’éradiquer les différences de salaires entre hommes et femmes a fait l’objet d’un vote définitif mercredi 20 mai au Congrès des députés. Dès l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, une fois que celle-ci sera officiellement promulguée par le gouvernement, ce qui devrait avoir lieu dans les prochains jours, les travailleurs discriminés- en général des travailleuses - pourront traîner leur employeur devant les tribunaux. L’entreprise qui enfreint la loi sera passible d’une amende allant de 36.000 à 2 millions de pesos chiliens (entre 48.000 et 2,6 millions d’euros) en fonction de la taille de l’entreprise. Au Chili, les femmes perçoivent un salaire qui est en moyenne de 22 % inférieur à celui de leurs collègues masculins. En 2000, cet écart s’élevait à 31 %.
travailleuses – pourront traîner leur employeur devant les tribunaux. L’entreprise qui enfreint la loi sera passible d’une amende allant de 36.000 à 2 millions de pesos chiliens (entre 48.000 et 2,6 millions d’euros) en fonction de la taille de l’entreprise.
Vous avez une information à nous partager ?