Comment définissez-vous votre culture d’entreprise ?
Paul Sauveplane : Nous avons cinq valeurs : l’ambition sans peur, celle qui vient rappeler qu’on nous a beaucoup répété que notre ambition était irréaliste. Il y a ensuite la responsabilité distribuée, en l’absence de managers. C’est ce en quoi nous croyons pour faire venir des salariés très compétents travailler ensemble : si nous voulons qu’ils ne soient pas tous managers, il faut leur donner la capacité d’être aux manettes et de prendre des décisions par eux-mêmes. Dans les équipes d’ingénieurs et d’assurance, ceux qui travaillent chez nous seraient partout ailleurs chefs d’équipe. Comment garder ce niveau là ? Nous leur donnons la possibilité d’agir sur l’entreprise. La troisième est l’individual & collective growth : nous grandissons individuellement et collectivement ensemble. Ensuite, avec la transparence radicale, tout le monde a accès à l’information car nous croyons qu’il faut se donner un maximum de contexte pour prendre les décisions. Enfin, members first : nous prenons les décisions en fonction de l’impact sur les membres (clients, ndlr) elles peuvent être contre-intuitives ou pas les plus rentables mais elles suivent la direction dans laquelle nous voulons aller.
Qu’est-ce qui vous a amenés à cette organisation ?
Fabrice Staad : Lorsque nous étions huit, dans un appartement, à la création d’Alan, nous discutions déjà des valeurs qui nous rassemblent, de la culture d’entreprise, des méthodes de travail… Une décision forte a été, dès le début, d’arrêter complètement les réunions, de communiquer uniquement par écrit sur une plateforme car nous voulions que les personnes nous rejoignant plus tard comprennent le sens des décisions prises.