Italie : mobilisation des salariés de Fincantieri suite au refus des syndicats signataires de recourir à un référendum sur l’accord d’entreprise

Les conflits entre syndicats sur les accords « séparés », c’est-à-dire les accords qui n’ont pas été signé par l’ensemble des organisations syndicales, se poursuivent dans la métallurgie. Après 14 mois de négociation conflictuelle, les syndicats Fim et Uilm ont signé, le 1er avril dernier, l’accord d’entreprise avec la direction de Fincantieri. Il s’agit de la dernière grande entreprise industrielle publique italienne, leader mondial de la construction navale, qui appartient à la société Fintecna, elle-même contrôlée par le ministère italien de l'Economie. Fincantieri emploie quelques 9400 salariés (plus de 20000 avec la sous-traitance) et a renoncé la semaine dernière à son projet de privatisation et de cotation en bourse (v. dépêche n°070530). La Fiom a rejeté l’accord et a demandé l’organisation d’un référendum des travailleurs, se disant prête à le signer si la majorité des salariés se prononçaient en sa faveur, comme elle l'a fait chez Piaggio (v. dépêche n°090374). Mais, cette fois-ci, les signataires de l’accord ont refusé d’organiser une consultation sous prétexte que, selon les règles de la négociation collective, « le référendum n’est pas prévu lorsque l’accord n’est pas unitaire ». Bruno Vitali, le secrétaire nationale de la Fim, a expliqué que, chez Piaggio, le référendum a eu lieu « parce qu’il avait été demandé par la majorité des membres de la représentation syndicale unitaire ». Lançant un défi aux membres de la Fiom, l'Uilm a même proposé de ne pas appliquer les bénéfices économiques de l’accord aux travailleurs qui y renoncent. Une procédure que la Fim rejette, car elle « affaiblirait la valeur de l’accord ».
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ultation sous prétexte que, selon les règles de la négociation collective, « le référendum n’est pas prévu lorsque l’accord n’est pas unitaire ». Bruno Vitali, le secrétaire nationale de la Fim, a expliqué que, chez Piaggio, le référendum a eu lieu « parce qu’il avait été demandé par la majorité des membres de la représentation syndicale unitaire ». Lançant un défi aux membres de la Fiom, l’Uilm a même proposé de ne pas appliquer les bénéfices économiques de l’accord aux travailleurs qui y reno

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