Vote secret et contrôle des finances : normes imposées aux syndicats. Les sénateurs mexicains ont adopté, le mardi 13 novembre, la version définitive de la réforme du droit du travail, débattue depuis plus de quatre ans. Ces modifications à la Loi fédérale du travail, qui est restée inchangée depuis 1970, devraient être promulguées dans les prochains jours par l'exécutif. Le projet approuvé en octobre par les députés (v. dépêche nº120584) a été quelque peu remanié : les obligations des syndicats en matière de démocratie interne et de transparence ont en effet été réintroduites dans le texte final. La nouvelle législation instaure un système d’élections internes via un vote direct à bulletin secret. Et les syndicats seront contraints de soumettre annuellement leurs finances au contrôle d’auditeurs externes. Ce pan de la réforme, qui a pour but d’en finir avec l’opacité des syndicats, avait été supprimé du projet approuvé à la Chambre des députés sous la pression du Parti Révolutionnaire Institutionnel, qui a conservé le contrôle des grandes centrales syndicales du pays. Ses députés avaient considéré que la mesure portait atteinte au fonctionnement des syndicats, alors que les sénateurs de ce même parti ont finalement voté pour l’approbation de la réforme.
qui a pour but d’en finir avec l’opacité des syndicats, avait été supprimé du projet approuvé à la Chambre des députés sous la pression du Parti Révolutionnaire Institutionnel, qui a conservé le contrôle des grandes centrales syndicales du pays.
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