Suède : face à la montée du chômage des jeunes et aux difficultés des PME, les règles sur l’ordre des licenciements font débat

Les PME revendiquent des assouplissements qui leur permettraient de faire face à la crise. Anna-Stina Nodmark Nilsson, la présidente du syndicat patronal Företagarna qui défend les intérêts des PME (55000 entreprises adhérentes), pense que les règles de priorité des licenciements rendent plus difficiles la situation des PME en temps de crise. En effet, les règles prévues dans la LAS sont applicables à défaut d’accord avec une organisation syndicale. Or, si les grandes entreprises négocient facilement les critères de licenciement avec les organisations syndicales locales, les PME en revanche, n’ont souvent pas d’interlocuteurs ou souffrent de l’absence d’accords collectifs. Lorsqu’elles peuvent négocier, elles trouvent difficile de discuter des qualifications  indispensables à un poste avec des syndicats qui sont uniquement intéressés par l’ancienneté des salariés. Or, vue leur taille, les PME ont un réel besoin de conserver les personnes clés dans leurs entreprises. Företagarna s’est donc associée à la confédération patronale Svenskt Näringsliv afin de former un front lobbyiste pour demander un assouplissement des règles. En conséquence, le Folkpartiet (centriste, dans la coalition gouvernementale) a présenté au Parlement suédois, le 28 septembre, des propositions afin que les règles de priorité des licenciements s’adaptent aux besoins de flexibilité du marché du travail. Aujourd’hui, seules les PME de moins de 10 salariés peuvent licencier deux personnes sans tenir compte des règles de priorité des licenciements, mais  Folkpartiet souhaite que cette possibilité soit étendue à l’ensemble des entreprises quel que soit leur effectif, et que les entreprises de plus de 50 salariés puissent également licencier 10 personnes au plus, dans les mêmes conditions. 
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les PME de moins de 10 salariés peuvent licencier deux personnes sans tenir compte des règles de priorité des licenciements, mais Folkpartiet souhaite que cette possibilité soit étendue à l’ensemble des entreprises quel que soit leur effectif, et que les entreprises de plus de 50 salariés puissent également licencier 10 personnes au plus, dans les mêmes conditions.

Du côté syndical, LO (confédération des syndicats suédois) et PTK (Fédération des salariés de l’industrie et des services) réfléc

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