Espagne. Les secrétaires généraux des trois syndicats qui appelaient à la grève générale, Ignacio Fernández Toxo pour Commissions ouvrières, Cándido Méndez pour UGT et Julio Salazar pour USO, ont salué cette première « grève générale ibérique » comme un grand succès. Ils annoncent une participation en Espagne estimée supérieure, proportionnellement, à la précédente grève du 29 mars dernier, tout en rappelant qu’il y a 600 000 personnes qui ont perdu leur emploi depuis cette date. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la soirée du 14 entre Madrid, Barcelone et dans les principales villes du pays, sous le slogan « Ils nous laissent sans avenir / il y a des coupables / Il y a des solutions», à l’issue d’une journée de grève suivie inégalement selon les secteurs et les régions, comme au Pays Basque, où les deux syndicats nationalistes LAB et ELA n’appelaient pas à cesser le travail. Les syndicats annoncent leur satisfaction face au suivi du mouvement, alors que la représentante du gouvernement et la confédération patronale CEOE ont au contraire minimisé l’impact de la grève. Côté transports, les syndicats annoncent un suivi « massif » du mouvement, avec respect des accords conclus en matière de service minimum. L’activité des ports du pays a été totalement paralysée, sauf à Bilbao où un bateau a circulé, et à Algésiras, où 50% du trafic a été assuré. Le transport routier, ferré et aérien a suivi à 90%. Les transports urbains de Madrid, Barcelone, Séville et Saragosse ont respecté les services minimaux prévus. Le secteur de l’industrie a largement répondu à l’appel des syndicats. Le suivi a été de près de 100% dans les industries du métal et des composants du secteur automobile, dans l’industrie aérospatiale et navale. Les syndicats soulignent l’arrêt total de la production automobile à travers le pays chez PSA et Renault comme chez Seat, Nissan, Ford, Volkswagen, Iveco ou General Motors. Les grands chantiers de travaux publics ont été interrompus et le mouvement a aussi été très suivi dans le secteur énergétique comme dans les grandes entreprises du secteur chimique et alimentaire. Dans le domaine des médias, Radios et télévisions publics ont fonctionné en service minimum et le mouvement a aussi été suivi dans les médias privés. Le suivi a été de 73% dans secteur de l’éducation. Les syndicats CCOO, UGT et STE-i, soulignent l’adhésion de toute la communauté éducative, tant professeurs que personnel de service, parents et étudiants. Le suivi a été quasi-total à l’université alors que seuls 35% des effectifs ont cessé le travail dans l’enseignement privé.
Publication
14 novembre 2012 à 20h28
Mis à jour le 24 mars 2013 à 21h26
Temps de lecture
10 minutes
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14 novembre 2012 à 20h28, Mis à jour le 24 mars 2013 à 21h26
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interrompus et le mouvement a aussi été très suivi dans le secteur énergétique comme dans les grandes entreprises du secteur chimique et alimentaire. Dans le domaine des médias, Radios et télévisions publics ont fonctionné en service minimum et le mouvement a aussi été suivi dans les médias privés. Le suivi a été de 73% dans secteur de l’éducation. Les syndicats CCOO, UGT et STE-i, soulignent l’adhésion de toute la communauté éducative, tant professeurs que personnel de service, parents et étudiants. Le suivi a été quasi-total à l’université alors que seuls 35% des effectifs ont cessé le travail dans l’enseignement privé.
Italie. La CGIL avait proclamé une grève générale de quatre heures (mais les syndicats de la fonction publique, de l’instruction, et de la métallurgie l’ont prolongé à huit heures), avec des manifestations et rassemblements dans plus de 100 villes. Le secrétaire confédéral responsable de l’organisation, Vincenzo Scudiere a exprimé une « forte satisfaction pour la pleine réussite de la grève générale qui a enregistré une adhésion moyenne de 50% ».