Pourquoi est-il important de défendre la CSRD ?
Il y a un enjeu clair d’accompagner les entreprises à intégrer au cœur de leur modèle les risques et les opportunités des changements sociaux et environnementaux. Si elles ne sont pas accompagnées, elles seront frappées par les crises. Il faut un référentiel unique et commun en Europe pour amener les entreprises à regarder la même chose, piloter de la même manière, et pouvoir se comparer. Ce référentiel commun permet aussi aux entreprises de faciliter l’intégration de ces sujets, d’éviter d’avoir une multiplicité d’injonctions et d’indicateurs à suivre et de faire face à une concurrence entre législations nationales. La CSRD doit également aider à valoriser les engagements car c’est souvent de l’investissement pour les entreprises, il y a donc un enjeu de donner la perspective que ces efforts peuvent être soutenus par les investisseurs et les acteurs publics. C’est ce que nous avons porté depuis six ans.
Par ailleurs, la mise en conformité ayant déjà fait l’objet d’investissements massifs de la part des entreprises, d’un alignement et d’une montée en compétences des équipes, beaucoup d’entreprises non concernées au départ s’y sont quand même mises pour prendre un temps d’avance. Arrêter la CSRD serait donc finalement désavantager toutes celles qui ont fait sérieusement cet investissement en temps et en argent, qu’elles perdraient dans un moment où la compétitivité est plus que jamais importante à trouver. Elles n’ont pas ce luxe. Cela remet les entreprises dans une incertitude très grande, or celle-ci est contreproductive dans leur recherche de modèles efficaces et soutenables.