Le contexte
Pour RougeGorge (CA net 2024 : 85,5 millions d’euros selon Pappers, en baisse de 5,5%), le canal e-commerce est le levier de trafic n°1. Mais l’enseigne de lingerie enregistre une fréquence de 1,8 achat par an. L’enjeu stratégique est le suivant : comment donner envie à la cohorte d’e-shoppers de venir en magasins, qui restent le principal canal d’achat ? “Depuis 2021, nous avons deux fois plus de visites sur le site qu’en magasin, et 40% des clientes en boutiques consultent le site avant d’acheter, a indiqué à mind Retail Graziella Marchese, directrice omnicanale. La force du digital est de faire venir du monde vers notre marque, mais le taux de transformation y est beaucoup plus faible, et cela prend du temps une transformation en magasin. De plus, l’achat de lingerie ne se renouvelle pas forcément à chaque saison car c’est un produit invisible. C’est un vrai challenge d’aller chercher le 2e achat sur l’année. Il faut des communications percutantes, répondant à différents besoins (sport, lingerie sexy, confort, invisibilité pour l’été, etc.).
L’enseigne, avec 17% de ventes en ligne en 2025, fait face à un contexte de forte poussée du digital sur le marché de la mode. En France, l’e-commerce est passé de 18 % à 23 % du marché total de la mode entre 2022 et 2024, selon le baromètre mind Retail. Soit, en deux ans, une hausse des dépenses en ligne de 5,01 à 7,7 milliards d’euros.