Le contexte
Depuis 2017 en France, les entreprises du retail sont soumises aux Déclarations de Performance Extra Financière (DPEF), elles-même issues d’une transposition de la directive européenne de 2014 (NFRD). Cette obligation de reporting extra-financier intégré au rapport de gestion concerne les entreprises cotées (dépassant € 40 millions de CA et 500 salariés) et les entreprises non cotées (€ 100 millions de CA et plus de 500 salariés).
Mais ces DPEF ont laissé aux entreprises la liberté de pouvoir utiliser la méthodologie de leur choix. Elles peuvent, par exemple, afficher des baisses de consommation carbone sur des bases variables (par rapport à 2018 chez certaines, par rapport à 2020 chez d’autres).
Face à ce flou, les banquiers et les fonds d’investissement ont poussé la directive de reporting social et environnemental CSRD. Celle-ci demande aux entreprises d’avoir le même niveau d’auditabilité sur l’extra-financier que celui qu’elles ont sur le financier.
Son but est d’harmoniser les déclarations entre les différents acteurs et d’avoir un cadre normatif permettant de les comparer.