Chez Picnic, la majorité des salariés travaillent dans la supply-chain (préparation des commandes, livreurs depuis les hubs). Quels usages de l’IA ont le plus d’impact actuellement ?
Lancé aux Pays-Bas en 2015, Picnic est arrivé en Allemagne en 2018 et en France en 2021. Parallèlement à notre croissance rapide, nous avons embauché, certaines années, plusieurs milliers de personnes par an. Aujourd’hui, nous sommes 20 000 employés. En termes de modèle opérationnel, nous avons démarré par un traitement manuel des commandes et un schéma de “tournée du laitier” pour optimiser le dernier kilomètre. Après avoir automatisé chaque étape de la supply-chain, nous sommes en train d’automatiser de manière très significative les opérations se déroulant dans les entrepôts. Si l’IA n’est pas nouvelle chez Picnic (nous l’utilisons depuis le premier jour pour les prévisions, la planification…), nous avons désormais adopté une technologie d’agent IA dans de nombreuses équipes commerciales et de traitement des commandes (préparation, réapprovisionnement…). Pour un retailer alimentaire, c’est le nerf de la guerre.
Comment, concrètement, est-elle déployée à l’échelle en entrepôt ?
Dans nos entrepôts automatisés, qui préparent plusieurs milliers de commandes par jour, l’IA est utilisée pour planifier et gérer les déplacements des robots, et pour entretenir l’infrastructure robotique. Le 6 juin, nous avons ouvert à Oberhausen un entrepôt de 40 000 m², où 1 000 robots prépareront les commandes de plus de 100 000 clients par semaine (investissement de € 150 millions).