En France, 40% des parcours d’achat font désormais appel à une IA. Quelle est la proposition de valeur de Lemrock ?
Notre mission est de permettre aux marques d’apparaître dans les moteurs conversationnels sous la forme de contenus sponsorisés, de carousels produits et de publicités (Lemrock ne développe pas d’apps au sein des LLM, Ndlr). Nous ciblons principalement des marques et enseignes B2C à forte volumétrie. Avec plus de 10 millions de produits déjà synchronisés via notre plateforme, Lemrock développe des modèles propriétaires basé sur l’un des plus gros jeux de données conversationnelles. Ces entreprises ont de larges catalogues de produits et des inventaires qui bougent en temps réel (prix, stocks), mais elles n’ont pas l’expertise interne ou l’infrastructure tech pour développer elles-mêmes des connecteurs sur-mesure vers chaque LLM du marché (ChatGPT, Gemini, Perplexity, etc.). Concrètement, notre plateforme absorbe les catalogues produits et les connecte aux LLM du marché via des protocoles open-source comme MCP de Google et ACP d’IBM, puis réalise l’orchestration des contenus au sein des différents moteurs d’IA. Lemrock est agnostique en termes de LLM : notre outil s’adresse aussi bien aux Big Tech (OpenAI, Gemini, Perplexity..) qu’à des IA conversationnelles plus spécialisées, comme des assistants IA pour le voyage et la beauté.
Vous avez été directrice stratégie et innovation chez Fnac Darty. Pourquoi avoir créé Lemrock?
L’e-commerce repose sur des formats publicitaires souvent intrusifs, peu efficaces, avec des taux d’interaction faibles et un coût important pour les marques. C’est là que le conversationnel change radicalement la donne : il rend enfin possible une hyper-personnalisation à l’échelle, dans un format plus naturel et plus performant.