Celui qui remet en question les valeurs de la Constitution ne met pas seulement en danger l’ordre fondamental libéral et démocratique, expliquait, fin janvier dernier, Ulrich Reuter, président de l’Association allemande des caisses d’épargne et des banques de virement (DSGV) : « Nous dépendons impérativement de la coopération internationale, y compris de l’immigration ciblée, sur le plan économique ». Et il est clair que « les chercheurs étrangers de haut niveau, les ouvriers spécialisés étrangers ou le personnel soignant étranger ne viennent pas en Allemagne s’ils doivent craindre à l’avenir d’y être rejetés ou même déportés ». Actuellement, 1,7 millions d’emplois ne sont pas occupés faute de candidats. Par ailleurs, d’ici à 2035, près de 7 millions de baby-boomers partiront à la retraite. L’Agence fédérale pour l’emploi évalue à un minimum de 400 000, le nombre d’immigrés nécessaires chaque année pour stabiliser le marché de l’emploi.
Un programme politique considéré comme dangereux
M.