Belgique : retour sur l’échec des négociations sur la restructuration du site d’ArcelorMittal à Liège

L’enjeu de la survie de la sidérurgie liégeoise. Le 19 novembre dernier, à une quasi-unanimité, ouvriers et employés d'ArcelorMittal Liège ont rejeté les propositions qui sont sorties de la conciliation sociale. La direction, de son côté, déplorant le rejet de son plan social, a publié un communiqué affirmant que ce dernier était la seule voie permettant de limiter au maximum les licenciements, avant d’enjoindre les syndicats à prendre une décision concernant le plan social dans les 48H. Il s’agit là du dernier épisode d’une histoire qui a début en octobre 2011, lorsque direction d'ArcelorMittal avait annoncé son intention de fermer définitivement la phase liquide du bassin liégeois, entraînant la suppression de 795 emplois. Un an après, à la suite de l’accord sur la phase 1 de la loi Renault (information et consultation préalables), syndicats et direction ont entamé dès le 3 octobre dernier les négociations dans le cadre de la phase 2 de la même procédure, sur le volet industriel et sur le volet social. Concernant la phase industrielle, la proposition de la direction était d'investir 138 millions dans 5 sites prioritaires de la ligne à froid qui en compte 12, l'activité des autres sites devant être liée aux conditions du marché. Les syndicats, eux, revendiquaient le maintien de l'activité -et donc des emplois- sur tous les sites, avec la garantie pour Liège d'un volume d'approvisionnement de 3 millions de tonnes et le maintien de la sidérurgie à froid. Les négociations autour du volet social portaient quant à elles sur l’âge de la prépension : les syndicats demandaient des prépensions renommées « chômage avec complément d’entreprise » à l'âge de 52 ans. La direction proposait, elle, 55 ans.
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aintien de l’activité -et donc des emplois- sur tous les sites, avec la garantie pour Liège d’un volume d’approvisionnement de 3 millions de tonnes et le maintien de la sidérurgie à froid. Les négociations autour du volet social portaient quant à elles sur l’âge de la prépension : les syndicats demandaient des prépensions renommées « chômage avec complément d’entreprise » à l’âge de 52 ans. La direction proposait, elle, 55 ans.

Les raisons du blocage. A la date butoir du 9 novembre dernier, les

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