Depuis août, les entreprises sont soumises à une nouvelle obligation d’information-consultation des salariés sur les conséquences environnementales des activités de l’entreprise (v. dépêche n° 12636). Une disposition reprise des propositions des citoyens de la Convention citoyenne pour le Climat. Les élu-es des CSE pourront se former à ces questions dans le cadre des dispositifs déjà prévus (congé et stage de formation) mais, contrairement aux revendications des centrales, ils ne bénéficieront pas d’heures de délégation ou de moyens supplémentaires. Avec l’absence de précision sur les données environnementales visées par ces dispositions voire une certaine méconnaissance de la loi par les acteurs de terrain, le dialogue social environnemental va encore devoir s’imposer.
Un texte qui ne satisfait personne. Benoît Serre, vice-président de l’ANDRH et DRH de L’Oréal France, regrette la mise en place d’une «consultation supplémentaire». «Il aurait fallu faire en sorte d’intégrer la stratégie environnementale à la stratégie de l’entreprise, pas la mettre de côté», affirme-t-il. Il appelle à laisser aux entreprises une autonomie dans la façon de déterminer les modalités du dialogue social sur le sujet. «Mais tout reste à faire, la loi est assez vague, ce qui nous intéresse c’est la façon dont ses dispositions vont être déployées», relève le DRH.