L’intelligence artificielle générative (IAG) ne faisait pas partie du dernier plan stratégique quadriennal annoncé par Maif (8.000 salariés) début 2023. Deux ans plus tard, le 3 février 2025, le groupe d’assurance a néanmoins publié un document (“Réponses de la direction générale aux propositions des salariés”) qui esquisse un tournant pour l’entreprise avec une série d’actions planifiées sur deux ans. Elles couvriront les modes de travail, le dialogue social, la communication ou encore les relations clients. “Depuis fin 2023, début 2024, nous avons commencé à regarder ce que cette technologie permettait en termes d’usages ainsi que son impact sur les métiers, c’est-à-dire la nature des fonctions qui pourraient être touchées par cette application-là. Nous avons réalisé cette démarche de manière assez systématique dans l’entreprise”, retrace Nicolas Siegler, directeur général adjoint en charge des systèmes d’information.
Des usages préexistants de l’IA générative
L’IA générative avait jusque-là seulement été utilisée de manière expérimentale au sein du groupe. “Il y a un certain nombre d’usages et d’outils que nous avons identifiés assez vite. Nous travaillons avec Microsoft et donc nous avons accès à Copilot qui est une application équivalente de ChatGPT. Nous l’avons ouverte à tous nos collaborateurs dans un environnement sécurisé pour qu’ils puissent la tester”, détaille Nicolas Siegler, qui estime de l’ordre de 10% la proportion de salariés qui ont utilisé ChatGPT sans en avertir leur hiérarchie.