Qu’ils évaluent la qualité des conditions de travail et la satisfaction des collaborateurs, le respect de l’égalité professionnelle ou l’ensemble des performances environnementales, sociales et de gouvernance, tous les labels RH et RSE généralistes internationaux répondent à un même objectif : attester les pratiques vertueuses d’une organisation. Ils représentent pour elle un gage de confiance vis-à-vis de ses clients et fournisseurs, un moyen d’attirer et fidéliser les collaborateurs, mais aussi de se démarquer de ses concurrents. “De plus en plus de personnes veulent travailler dans une entreprise qui a des valeurs. Si elles viennent aujourd’hui chez nous, ce n’est pas seulement pour faire de la finance, mais aussi pour travailler là où cela a un sens pour elles. Nos salariés sont fiers d’appartenir à une entreprise B Corp”, souligne Ebba Lepage, Group Head of Corporate Sustainability du gestionnaire de fortune et d’actifs Lombard Odier (2 720 collaborateurs), qui vient d’être re-certifié B Corp et a obtenu pour la deuxième fois, en 2022, le label Edge Move pour son engagement et les progrès réalisés en matière d’égalité femmes-hommes.
Label ou certification : de quoi parle-t-on ?
La certification fait référence à des normes émises par un organisme public, comme ISO. La procédure permet ainsi d’attester la conformité des pratiques et des engagements de l’entreprise à ces normes. Les labels, en revanche, engagent l’organisation à atteindre des critères précis. Ils répondent à un référentiel propre établi par un acteur public ou privé, une ONG par exemple comme B-Lab pour le label américain B Corp. Les labels peuvent être décernés après une démarche de certification ou non.
Un argument de recrutement
Les enjeux d’une labellisation peuvent être de taille, tout particulièrement sur un marché fortement impacté par la pénurie de candidats. Pour Krys Group, l’acquisition récente du label RSE Happy At Work* constitue “un atout de plus dans sa chasse aux talents”. “Les candidats y sont sensibles, surtout les jeunes générations qui accordent une grande importance au bien-être au travail et cherchent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée”, reconnaît le spécialiste de l’optique et de l’audition. Un secteur où le nombre de diplômés du BTS opticien lunetier a chuté de 33 % entre 2011 et 2020. Seulement un quart d’entre eux entrent sur le marché du travail une fois ce diplôme en poche.