L’état des lieux
Ce qui caractérise le marché des Order Management Systems (OMS), c’est celui d’une brique technologique plus récente dans la culture logicielle des enseignes, mais désormais arrivée à maturité. C’est ce qu’indique le rapport Gartner 2025. Nés autour des solutions de “click & reserve” il y a 10 ans, qui consistaient à réserver un article en magasin depuis le site via des widgets, les éditeurs d’OMS ont participé post-Covid à la grande démocratisation du “click & collect” et du “ship from store”. Ces fonctionnalités, déployées de 2020 à 2022, sont aujourd’hui largement adaptées dans le retail spécialisé. Aujourd’hui, alors que les flux multi-entrepôts, multi-pays, multi places de marché et B2B se multiplient, les éditeurs investissent un nouveau territoire : garantir l’orchestration des flux optimale et une promesse de livraison toujours plus fine et précise, grâce aux capacités de l’agentique.
D’un pays à l’autre, le marché des OMS présente de larges disparités. Selon Guillaume Vanbrugghe, leading product marketing chez OneStock, ce secteur est “très mature aux États-Unis. En France, c’est un marché très axé sur la mode et le luxe, même si beaucoup de retailers se demandent encore s’ils ont besoin d’un OMS. En Italie, il est dominé par les enseignes de mode. Au global, on est bien sur un marché de remplacement et non d’équipement.”
Si l’IA ne change pas les frontières des OMS, elle “modifie ses interactions et permet l’automatisation de l’assistance au pilotage”, a indiqué Raphaël Hervé, CTO Europe chez Manhattan. Les OMS, basés sur le machine learning, ont toujours eu cette capacité de prendre des décisions en temps réel et sous contrainte. Ce qui change la donne avec les agents IA, c’est l’amélioration des interactions des utilisateurs avec le produit, la capacité de l’IA à esquisser des solutions face au besoin formulé, etc.”