Aux USA, les taux de retours ont triplé en 5 ans et atteignent 21 % pour l’e-commerce. En quoi la « reverse logistique » répond-elle à cet enjeu ?
Selon l’étude de la NRF et Appriss Retail de 2022, pour US$ 1 milliard de marchandises vendues aux USA, les retours s’élèvent à US$ 166 millions. Honnêtement, je pense que c’est en dessous de la réalité. En Europe, selon notre étude réalisée en juin 2023, le taux de retour moyen des e-commerçants est de 25 % en valeur. Toutefois, la « reverse logistics » ne se cantonne pas à la gestion des retours. Elle commence lorsque l’achat est terminé et que le client ressort du magasin ou du site Web : Que dois-je faire, en tant que marque, si le produit ne marche pas ? S’il est endommagé pendant le transport ? S’il doit être réparé ? La « reverse logistique » est la clé de voûte de l’économie circulaire, via différentes étapes : « repackage, réparation, revente, réutilisation, recyclage ». Mais attention, il faut bien avoir en tête que le recyclage est la pire option pour un retailer, en termes de création de valeur. Il faut souvent plus d’énergie pour fabriquer un produit à partir de matériaux recyclés qu’un produit neuf. La bataille des retours est un grand défi économique, qui aura des implications financières majeures dans la décennie à venir. Mais l’innovation technologique doit d’abord apporter des solutions d’upcycling, pas de recyclage.
Le repackaging, la réparation, la revente, la réutilisation et le recyclage sont différentes étapes.