Allemagne : la réduction du temps de travail pour s’occuper d’une personne dépendante est conditionnée à l’accord des entreprises

C’est donc un projet en version « light » sur la réduction du temps de travail pour soigner un proche en dépendance (Familienpflegeteilzeit) que Kristina Schröder a réussi à faire accepter par les partis de la coalition au pouvoir (v. dépêche n°100757). Étant donné que le projet ne prévoit pas d’obligation légale, il se fera sous la forme d’une directive et non d’une loi. En cas d’accord de l’employeur, le salarié pourra réduire son temps de travail jusqu’à 50 % et sur une période maximale de deux ans. Pendant ce temps, il continuera à percevoir 75 % de son salaire. Afin de rembourser l’entreprise, le salarié continuera à toucher 75 % de son salaire pendant les deux ans qui suivront son retour au temps plein. Les entreprises seront entièrement libres d’accepter ou de refuser. Elles pourront aussi définir les modalités du Familienpflegeteilzeit via un accord d’entreprise négocié avec le CE. Pour permettre aux petites entreprises d’accéder à cette offre, la banque publique KfW leur accordera des prêts sans intérêts équivalents au supplément de salaire à verser pendant deux ans, afin de leur éviter des problèmes de trésorerie. Enfin, pendant les quatre années que durera le processus, les salariés devront s’assurer pour couvrir le risque d’un changement d’emploi ou d’une invalidité. Le FDP s’est réjoui du caractère non contraignant de la mesure et de la possibilité pour les petites entreprises d’obtenir une aide financière. A l’origine, le projet était prévu pour les entreprises de plus de 15 salariés. Bien que cette offre ne soit pas obligatoire, le ministère de la Famille table sur environ 100 000 demandes par an et une aide au financement de 15 à 20 millions d’euros.
Cet article vous est offert gratuitement par la rédaction, car vous êtes actuellement en période d'essai.
Vous avez accès à nos contenus pendant 1 mois.

prêts sans intérêts équivalents au supplément de salaire à verser pendant deux ans, afin de leur éviter des problèmes de trésorerie. Enfin, pendant les quatre années que durera le processus, les salariés devront s’assurer pour couvrir le risque d’un changement d’emploi ou d’une invalidité. Le FDP s’est réjoui du caractère non contraignant de la mesure et de la possibilité pour les petites entreprises d’obtenir une aide financière. A l’origine, le projet était prévu pour les entreprises de plus

Vous avez une information à nous partager ?
Nos autres services
mind Research
Décider : un service de recherche et de market intelligence sur mesure pour alimenter vos analyses et appuyer vos prises de décisions.
En savoir plus
mind Ads
Communiquer : des dispositifs sur mesure pour maximiser votre visibilité et engager une communauté de professionnels qualifiés.
En savoir plus
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
Royaume-Uni : l’habilleur Next autorisé en appel à rémunérer davantage les salariés des entrepôts que ceux des magasins
L’info. Le 7 septembre 2026, le Tribunal d’appel en matière d’emploi a donné raison à la chaîne de prêt-à-porter Next qui...
Danemark : le gouvernement veut maintenir temporairement à 64 ans l’âge de la retraite anticipée 
L’info. Le gouvernement danois a confirmé, le 12 septembre, le maintien de l’âge limite de départ à la retraite anticipée (“tidlig...
UE : les partenaires sociaux de l’assurance s’engagent sur la violence et le harcèlement au travail
L’info. Le syndicat UNI Europa Finance et les fédérations patronales Insurance Europe, Amice et Bipar ont signé le 17 septembre un addendum à leur...
18 septembre 2026
Juliette Baudry (Groupe Boiron) : “Un dispositif intergénérationnel pour mieux prendre en compte les différents temps de vie”
Depuis le 1er septembre 2026, les salariés du groupe pharmaceutique Boiron (1 700 salariés en France) bénéficient d’un “compte moments clés de la vie”. Issu d’un accord signé en février dernier...
Les articles les plus consultés du mois sur mind RH
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
Espagne : le gouvernement veut renforcer la protection des salariés lanceurs d’alerte
Le Conseil des ministres espagnol a approuvé le 28 juillet dernier un projet de loi pour protéger juridiquement les salariés qui dénoncent la corruption ou les manquements au Code du travail, en...
2
France : le Conseil des ministres adopte le projet de loi sur la transparence salariale 
Après plusieurs mois de retard sur la date butoir européenne du 7 juin 2026, le ministre français du Travail Jean-Pierre Farandou a enfin présenté en Conseil des ministres, ce jeudi 10 septembre...
3
Italie : Crédit Agricole se dote d’un vade-mecum sur les comportements managériaux
Le document adopté mi-juillet par Crédit Agricole Italia et les principaux syndicats bancaires va au-delà du bon usage des réunions et des mails. Ce vade-mecum en six points entend favoriser un...
4
Royaume-Uni : le gouvernement “name and shame” les entreprises qui n’appliquent pas le salaire minimum
L’info. Le 3 septembre, le gouvernement britannique a rendu publique la liste des employeurs sanctionnés pour non-respect du salaire minimum national. Près de 660 entreprises...
5
Espagne : approbation du décret sur le droit des salariés à une information claire sur leurs conditions de travail
Le gouvernement espagnol a validé, le 8 septembre en Conseil des ministres, le décret de transposition de la directive européenne sur les conditions de travail transparentes et prévisibles. Ce...
6
Espagne : le gouvernement revoit son projet de décret sur la transparence salariale
Le ministère du Travail espagnol a ouvert une consultation sur la transposition de la directive européenne concernant la transparence salariale et la réduction des écarts de rémunération entre les...