Le recul de l’âge légal de la retraite est l’un des principaux leviers envisagés par les gouvernements en Europe pour améliorer le taux d’emploi des seniors et maintenir l’équilibre des régimes de retraite. Sur les 31 pays étudiés par mind RH, 16 repoussent progressivement l’âge de départ déjà depuis plus de dix ans pour certains comme en Allemagne (en 2012) ou s’apprêtent à le faire, à l’instar du Royaume-Uni qui a prévu un passage de 66 à 67 ans entre 2026 et 2028. Le sujet est par ailleurs actuellement en débat en Allemagne, malgré une réforme déjà engagée pour prolonger la durée des carrières. Certains économistes outre-Rhin suggèrent en effet de porter l’âge de la retraite à 69 ou 70 ans, contre 67 ans aujourd’hui. Cette idée a été soutenue cet été par la ministre de l’Économie allemande Katherina Reiche (conservatrice), ce qui a déclenché immédiatement l’ire des sociaux-démocrates. Au Luxembourg, le Premier ministre Luc Frieden a quant à lui été obligé de renoncer à reculer l’âge de départ à la retraite, face à la levée de boucliers des syndicats. L’âge légal de départ à la retraite reste fixé à 65 ans, toutefois le gouvernement a annoncé que les conditions de départ anticipé dès 60 ans seront progressivement durcies, avec un allongement des périodes de cotisations de huit mois d’ici à 2030.
Vers un âge de départ à la retraite moyen de 65 ans
La grande majorité des États européens (27 sur 31) ont prévu un âge légal de départ à la retraite égal ou supérieur à 65 ans. Celui-ci à même été fixé dernièrement en Norvège à 70 ans, à partir de 2040. Seule la Grèce maintient pour l’instant un départ à 62 ans, à condition de justifier de 40 ans d’assurance. La possibilité de partir à la retraite dès le 62e anniversaire existe aussi en Norvège où le départ à la retraite reste “flexible” jusqu’à 67 ans, âge à partir duquel tous les Norvégiens ont droit à une pension d’État quelle que soit la durée de leur carrière.