Une pratique proche de l’esclavage. Les syndicats dénoncent avec les ONG une pratique proche de l’esclavage, qui est développée essentiellement dans les filatures et un peu moins dans la confection. Elle est officiellement interdite en Inde depuis 2009, pourtant, selon les information communiquée par l’observatoire hollandais SOMO, qui travaille sur les pratiques des multinationales, le Tamil Nadu compte 1600 usines pour la plupart des filatures de coton, qui emploient aux alentours de 400 000 travailleurs, dont près de 100 000 jeunes filles qui ont été recrutées selon le système du Sumangali.
Inde : le syndicat IndustriAll Global Union s’attaque à la pratique du Sumangali ou l’exploitation des jeunes indiennes dans l’industrie textile
Sumangali signifie en tamil "heureusement mariée". Mais le mot est utilisé pour désigner une forme d'exploitation au travail des jeunes femmes issues de milieu rural, la plupart du temps des adolescentes. Ces dernières sont embauchées à l'âge de 14 ou 15 ans, parfois moins, pour une durée de 3 à 5 ans, à des salaires en deçà du minimum fixé par la législation indienne, et vivent isolées, dans des usines éloignées des villages. Elles ont la promesse de recevoir en fin de contrat une "dot" qui leur permettra de se marier et de vivre "heureuses en mariage". Le syndicat mondial de l'industrie dénonce cette pratique fréquente dans l'état du Tamil Nadu, au sud de l'Inde. Une réunion de coordination a eu lieu au début du mois de mars à Amsterdam pour évaluer les différents projets en cours et les rendre plus efficaces.
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