Après la phase d’expérimentation, Crioestaminal, biotech de 70 salariés spécialisée dans le stockage des cellules souches, est revenue à la semaine de cinq jours. Les salariés ont cependant souhaité retrouver la semaine de quatre jours et elle leur a été accordée car les résultats avaient été concluants, explique Alexandra Beirão Mendes, la DRH : “Le niveau des ventes était notre indicateur majeur pour décider si nous allions continuer. Durant la période de test de la semaine de quatre jours, le call-center, à travers lequel nous réalisons nos ventes, a eu la même efficacité qu’avant. Nous avons aussi constaté que le nombre d’erreurs au laboratoire restait stable et que le nombre d’absence de faible durée avait diminué.”
Un meilleur équilibre des temps de vie
Mais l’engagement initial dans l’expérimentation avait une motivation différente : “Les sondages menés auprès des salariés faisaient remonter des états de stress au travail, explique Alexandra Beirão Mendes, la directrice des ressources humaines. La phase pilote de la semaine de quatre jours nous a semblé intéressante pour passer à un système permettant aux gens d’avoir plus de temps pour se reposer, réduire le stress et mener plus d’activités personnelles.” Pour les salariés, l’amélioration des conditions de travail a constitué le premier gain, explique Pedro Gomes, professeur d’économie à la Birkbeck Business School de Londres et coordinateur de la démarche : “Le Portugal est l’un des pays qui a l’une des plus fortes fréquences de burn-out parce que les gens travaillent beaucoup.