Quelle est la philosophie de ce nouvel accord ?
Dans la réflexion que nous avons eue, le point de départ était de prolonger le premier accord. Mais de nos échanges est ressorti le fait qu’un certain nombre de sujets étaient posés mais avaient pris une dimension tout à fait autre depuis la première signature. Je pense notamment aux questions de décarbonation, alors que nous parlions seulement en 2017 de protection de l’environnement. Sur la décarbonation, qui dans l’aéronautique est un sujet central, nous nous sommes engagés. Le texte colle aussi aux évolutions de la société, c’est ce que nous avons voulu prendre en considération avec les organisations syndicales. L’anticorruption prend une place de plus en plus grande, de même que les “twin transitions” (les transformations environnementale et digitale) qui sont aujourd’hui beaucoup plus présentes. Les jeunes regardent aujourd’hui de près ce que fait l’entreprise en matière de RSE, c’est une évolution sociétale forte.
Quel bilan faites-vous du premier accord sur la responsabilité sociale, signé en 2017 ?
Le bilan était plutôt positif, pour un accord très nouveau pour Safran, qui est venu poser un socle pour la politique RSE du groupe. Il a permis de nous interroger sur nos pratiques, sur les questions de relations sociales, d’aplanir les tensions avec certaines organisations syndicales.