Suite au rachat par l’américain Whirlpool de son concurrent italien Indesit, les négociateurs de l’accord signé le 18 mars ont convenu de faire application de l’article 13 de la directive 2009/38 sur le CE européen qui prévoit une négociation avec un GSN constitué selon les règles en cas de changement important de la structure de l’entreprise. Conséquence : le nouvel accord placé sous l’égide de cette dernière directive remplace les deux accords d’anticipation qui régissaient jusque-là les fabricants d’électroménagers. Pour les négociateurs salariés, l’enjeu était aussi de conserver la pratique d’Indesit de permettre la représentation des salariés de certains pays hors de l’UE. Dès lors, l’accord prévoit des sièges pour les représentants de la Russie, de la Turquie et de l’Afrique du Sud et ne couvre pas seulement les pays de l’UE, mais ceux de la région EMEA.
L’accord entrera en vigueur le 1er juillet 2016, pour permettre l’intégration complète des deux entités. « Il était essentiel pour nous que certains points de l’accord Indesit soient conservés » a expliqué à Planet Labor Gianni Alioti, coordinateur syndical d’IndustriAll Europe au sein du CE européen du fabricant italien.
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