Après les € 40 millions de CA en 2023, quel a été l’atterrissage financier de 2024 pour Ana Luisa ?
Notre CA est confidentiel, mais la croissance a été très soutenue en 2024. Ana Luisa, qui vend des bijoux garantis deux ans et vendus à prix accessible, entre US$ 50 et US$ 150, a quasiment toujours été rentable. Nous n’avons pas de projet de levée de fonds. Depuis 2023, nous travaillons à la diversification de la distribution. Cela passe par le retail physique, avec l’ouverture prévue mi-mars d’une 2e boutique à New York (West Village, à l’angle de Bleecker Street et Perry Street, anciennement Marc Jacobs) et la recherche d’emplacements sur la côte est. Cela passe aussi par les marketplaces : depuis 2023, nous sommes présents sur Amazon mais aussi les marketplaces de chaînes de grands magasins comme Macy’s, Bloomingdales et Nordstrom, en partenariat avec Mirakl. D’ici décembre, nous serons présents sur une dizaine de marketplaces. L’an dernier, ce virage au profit des marketplaces s’est traduit par un énorme incrémental de CA. Entre 2023 et 2024, l’e-commerce est passé de 92 % de l’activité à 44 % (en valeur absolue, ses ventes ont légèrement chuté l’an dernier). Mais les marketplaces, qui démarraient à peine fin 2023, ont généré un tiers du revenu annuel de 2024. Leur dynamique est aussi rapide que celle de l’e-commerce pendant les années du Covid, avec des croissances à deux chiffres voire trois chiffres. C’est assez ahurissant. Le reste de l’activité vient du wholesale que nous lançons cette année avec de gros retailers américains, comme Nordstrom.