Après des mois de négociations tendues, le leader mondial européen et le comité d'entreprise central ont signé, le 18 novembre, un « pacte pour l'avenir » qui donne le coup d'envoi de « la plus grosse restructuration de l'histoire de Volkswagen ». Durement touché par les conséquences du « dieselgate », le groupe automobile allemand a annoncé la suppression de 30 000 postes, dont 23 000 en Allemagne d'ici 2020. Sur la même période, VW entend réaliser 3,7 milliards d'euros d'économies par an. Dans le même temps, le géant de l'automobile entend se tourner résolument vers l'avenir et créer 9000 postes dans les secteurs de l'électro-mobilité et la digitalisation. Le puissant CE de VW soutient ce pacte, car celui-ci ne prévoit pas de licenciements secs. D'autre part, la production des voitures électriques sera essentiellement réalisée en Allemagne, comme le réclamaient les représentants du personnel.
Pas de licenciement sec jusqu’en 2025. Pour le comité d’entreprise central de VW, qui avait toujours souligné que les salariés n’étaient pas prêts à « payer les pots cassés » dans le scandale des moteurs diesel truqués, la potion est amère. Le groupe entend supprimer 23 000 postes d’ici à 2020 et réaliser des économies de 3,7 milliards d’euros par an.
Vous avez une information à nous partager ?