A deux semaines des élections présidentielles du 25 octobre, les différentes centrales syndicales mesurent les défis qu’elles devront relever lors des négociations collectives qui auront lieu sous le nouveau gouvernement : indexation des salaires à une inflation galopante (environ 20%), protection de l’emploi dans une économie régionale et mondiale contractée, jugulation du travail non déclaré (environ 34 % des actifs au 3e trimestre 2014, selon une évaluation de l’organisme de statistiques public, Indec). En cette stratégique période de campagne, certains chefs de file de centrales prennent parti. A l’instar d’Hugo Moyano, leader de la CGT dissidente qui a montré son appui au candidat de droite Mauricio Macri, maire de Buenos Aires. La centrale CTA, a quant à elle ouvertement soutenu le successeur de Cristina Kirchner (centre gauche, qui a déjà accompli les deux mandats consécutifs autorisés par la constitution), Daniel Scioli, par la voix de son leader, Hugo Yasky. La centrale dissidente CTA - Autonome a décidé de ne soutenir aucun candidat mais multiplie les rencontres avec les aspirants à la présidence afin d’aborder les enjeux à venir. Interview avec son secrétaire général, Pablo Micheli.
Publication
15 octobre 2015 à 10h12
Mis à jour le 3 septembre 2019 à 14h21
Temps de lecture
6 minutes
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15 octobre 2015 à 10h12, Mis à jour le 3 septembre 2019 à 14h21
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- Quelles sont les mesures les plus urgentes que vous espérez sous le prochain mandat ?
Pablo Micheli. Pour commencer, le dialogue avec les partenaires sociaux. Ces dernières années, la présidente Cristina Kirchner, s’est attelée à toutes les grandes thématiques de manière unilatérale. Et lorsqu’elle a mis en place un cadre formel, elle l’a fait en consultant les organisations (syndicales NDLR), totalement acquises au pouvoir. C’est de cette façon que les négociations autour du salaire minimum, cette conquête historique des travailleurs, sont devenues une coquille vide.