Depuis 2019, les sociétés françaises de plus de 50 salariés doivent publier leur score sur l’égalité femmes-hommes. Le 24 mars 2025, 19 020 entreprises l’avaient communiqué au ministère du Travail, soit environ 80 % des entreprises concernées. Un pourcentage en nette progression, puisque le ministère en comptait 77 % pour l’année 2023 et 72 % pour 2022. Leur moyenne continue de progresser, puisqu’elle s’établit à 88,4 sur 100, contre 88 en 2023 et 87,5 en 2022. Trois entreprises sur quatre ont une note supérieure à 85, et une sur deux plus de 90/100. Ce score, de 0 à 100, est calculé à partir des données fournies par les sociétés elles-mêmes. Il est l’addition de points calculés sur les critères suivants : l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 ou 35 points selon le nombre de salariés), les augmentations au retour de congé maternité (15 points), la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points). Les entreprises de plus de 250 salariés doivent aussi calculer un indicateur supplémentaire : l’écart dans les promotions (15 points).
6% des entreprises en dessous du minimum légal
En deçà d’un seuil de 75 points sur 100, l’entreprise est dans l’obligation de définir et mettre en œuvre des mesures correctives, dans un délai de trois ans, par la signature d’un accord d’entreprise ou, par défaut, via une décision unilatérale suivant la consultation du CSE. En 2024, c’était le cas de 1 201 entreprises, soit 6,3 % de celles qui ont partagé leurs chiffres (contre 7 % en 2023 et 7,9 % en 2022).