«On lit le futur. On peut vous dire avec tel salarié, vous aurez tel type de problème. On peut même anticiper l’affinité qu’il y aura entre un manager et un nouveau collaborateur. Ou prévoir qu’il y a 80% de chance qu’une personne ne reste que trois ans dans une entreprise ». Sur le papier, les promesses de David Bernard sont alléchantes. Ce psychologue du travail est co-fondateur de la société parisienne AssessFirst, qui propose depuis plus de deux ans une méthode d’analyse prédictive, mêlant statistiques et algorithme, permettant de prédire la personnalité mais aussi l’attitude future des candidats à un nouveau poste. «Avant tout le monde hurlait quand je parlais d’analyse prédictive à des conférences car il y a une forme de refus de renoncer à la toute puissance du recruteur. Mais maintenant, c’est différent et la demande explose», assure-t-il.
L’ordinateur plus objectif que l’humain ? Techniquement, AssessFirst se base sur trois tests à effectuer en ligne plutôt classiques et permettant d’évaluer l’aptitude intellectuelle, la motivation et la personnalité. «On fait passer ces tests à un échantillon de salariés d’une entreprise. On regarde les réponses mais aussi le temps que la personne met pour répondre et on établit des statistiques, explique David Bernard.