C’est sur cette image d’un syndicat à l’offensive, capable d’établir son « propre agenda de manière autonome », et non seulement « en réaction », que le nouveau Secrétaire général de la CES, Luca Visentini (v. dépêche 9285 pour son interview à Planet Labor), a conclu son intervention finale. Le programme de travail « Pour une société juste », adopté aujourd’hui 2 octobre, dernier jour du Congrès, en pose les jalons.
Premier axe : convaincre que pour changer le cours de l’économie européenne, il faut relancer l’investissement et la demande intérieure. « Le plan Juncker est un premier pas, mais il est trop timide » a expliqué à la tribune, Józef Niemiec, secrétaire général adjoint de la CES sortant, rappelant le projet porté par son organisation depuis 2013 d’une « nouvelle voie pour l’Europe » – 2% de PIB pendant 10 ans pour établir une nouvelle base industrielle et créer des emplois de qualité et des opportunités éducatives.