Le 6 février 2025, Amazon a publié un atterrissage pour 2024 qui n’a pas rassuré les marchés. Alors que l’action a grimpé d’environ 40 % sur les 12 derniers mois, elle a chuté de 4 % après la séance, en raison de perspectives plus faibles que prévu.
Le groupe a globalement maintenu son rythme de croissance, avec un CA de US$ 638 milliards en progression de 11 % à taux constants. Soit un incrémental de US$ 63,2 milliards en douze mois. Avec l’assaut d’une concurrence accrue d’acteurs asiatiques (Temu, Shein, TikTok Shop…), la croissance des revenus a été légèrement inférieure à celle de 2023 (+12 %). Pour rappel, le pic avait été atteint en 2021 (+22 %) après le Covid.
Les ventes en ligne, activité historique d’Amazon, représentent toujours la plus grande part des revenus mais continuent de s’amoindrir : elles ont généré 39 % du CA total, contre 50,1 % en 2020. En quatre ans, elles ont perdu 11 points, dont -1 point sur les douze derniers mois.
En 2024, la marge nette d’Amazon a presque doublé à US$ 59,25 milliards (+95 %) : elle s’établit à 9,3 % du CA, contre 5,3 % un an plus tôt. La marche opérationnelle a, elle aussi, progressé de 86 % pour s’établir à US$ 68,59 milliards. Elle atteint 10,7 % du CA.
Après les vagues de licenciements de 2022 et 2023 (27 000 départs) Amazon a renoué avec les recrutements en 2024 (+2 %). Depuis le 2 janvier 2025, il a sonné la fin du télétravail pour les salariés du siège, revenant à 5 jours de travail en présentiel. Le DG Andy Jessy a également indiqué que le ratio de salariés par manager allait augmenter de 15 %, pour “réduire le caractère “bureaucratique.