Deutsche Post emploie 11 000 journaliers pendant le « Dimanche jaune ». Une journée payée au tarif d’un dimanche ainsi qu’un bon d’achat de Zalando ou d’Amazon (une autre « bête noire » du syndicat Verdi) d’une valeur de 100 euros, c’est la rémunération que Deutsche Post était prête à payer aux 11 000 volontaires venus dimanche 21 juin dans le cadre de l’opération « Dimanche jaune ». L’objectif était bien sûr de faire diminuer la taille des montagnes de lettres et de paquets non livrés et qui commencent à s’entasser dans des entrepôts loués en urgence car le manque de place commence à se faire sentir.
Allemagne : la grève chez Deutsche Post DHL débouche sur une foire d’empoigne juridique
La grève lancée chez Deutsche Post DHL (DP-DHL) par le syndicat Verdi achève sa 3e semaine sans aucun rapprochement entre les partenaires sociaux, bien au contraire. Le 21 juin, dans une opération baptisée « Dimanche jaune » (couleur de DP-DHL), l’entreprise a pu recruter via les réseaux sociaux près de 11 000 journaliers afin de distribuer lettres et paquets en souffrance. Deutsche Post considère d’emblée faire partie des entreprises autorisées à travailler le dimanche et n’a donc déposé aucune demande. Les syndicats et l’Inspection du travail contestent et enquêtent. Par ailleurs, Verdi a de nouveau porté plainte contre l’emploi « contraint » des fonctionnaires de la Poste en lieu et place des grévistes. Des accusations réciproques de faire pression sur les salariés ont aussi été lancées.
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