La rentrée sociale démarre sur les chapeaux de roue. Fin août, le PDG de Volkswagen Oliver Blume a entamé une tournée de rencontres avec les salariés allemands du groupe. L’objectif est de préparer les esprits à la mise en œuvre des mesures radicales annoncées en juillet dernier. Mardi 25 août, M. Blume a ainsi exposé les grandes lignes d’un plan de restructuration encore très flou devant plus de 10 000 salariés de l’usine-mère de Wolfsburg. Selon lui, la moitié des ajustements nécessaires pour redresser le groupe devrait être supportée par l’Allemagne. Début juillet, la direction de Volkswagen avait évoqué 50 000 suppressions d’emplois supplémentaires, en plus des 50 000 déjà annoncées et en partie mises en œuvre ces deux dernières années. Avec une marge opérationnelle de seulement 3,8%, le groupe automobile ne gagne pas assez pour financer durablement son avenir, a expliqué le dirigeant. La direction estime que les coûts dans les fonctions centrales et de soutien sont environ 30% plus élevés que chez des concurrents comparables.
Allemagne : une rentrée sociale sous tension
Le gouvernement allemand doit boucler ses grandes réformes (financement des retraites, compétitivité des entreprises et droit du travail), alors que la popularité du chancelier est au plus bas et que trois élections régionales pourraient s’achever en triomphe pour l’extrême-droite. Parallèlement, les profondes coupes prévues chez Volkswagen et le démarrage des négociations collectives de la métallurgie, début octobre, placent plus que jamais la question du maintien des emplois industriels sur le devant de la scène automnale.
Vous avez une information à nous partager ?
Nos autres services
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Les articles les plus consultés du mois sur mind RH
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.